Il s’agissait majoritairement de femmes, voilées ou non, elles étaient peu nombreuses, mais elles souhaitaient faire savoir qu’elles n’étaient pas d’accord avec cette disposition. Des actions de protestations, souvent des pancartes et des slogans, ont eu lieu à Echirolles, Valence, Montpellier, Perpignan ou Toulouges par exemple. Les journaux locaux indiquaient que ces femmes font part de sentiments de discrimination et d’exclusion.
Du côté des commentateurs, certains signalaient que dans des quartiers, les sorties scolaires seraient très réduites faute d’encadrants disponibles. D’autres voyaient dans ces manifestations un caractère politique.
Un regroupement devant une école comptait une militante qui a mené une action à la piscine municipale de Grenoble où, avec un groupe de femmes, le 17 mai, elle était venue de baigner en maillot de bain très couvrant (sorte de combinaison de plongée) alors que le règlement intérieur l’interdit pour des questions d’hygiène et de sécurité. Cette manifestation a été baptisée par les médias « Opération burkini ». Les militantes revendiquaient effectuer un acte de « désobéissance civile ».
Cette affaire a encore pris de l’ampleur après qu’un conseiller municipal de l’opposition a exhumé d’anciennes publications Facebook de la militante qu’il jugeait antisémites ou anti-Charlie Hebdo. La militante a déposé plainte contre le conseiller municipal qu’elle accuse de l’avoir injuriée publiquement. Le maire de Grenoble a pour sa part regretté ce buzz à une semaine des élections européennes. Il estime que les conditions d’un dialogue serein ne sont pas réunies et analyse la situation comme un exemple de « controverse sur deux interprétations possibles de l’égalité républicaine ».