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Colloque 2016 « Religions et intégration : réalités et faux-semblants »

4e Colloque annuel du CEFRELCO, 5-6 avril 2016

En France aujourd’hui, la question religieuse fait un retour spectaculaire. Attisée par le terrorisme djihadiste, une focalisation anxieuse sur l’islam touche désormais tous les sujets : on se demande si « la religion musulmane » est compatible avec la démocratie, on juge que « les musulmans » s’intègrent mal.

L’intégration à mais est-ce le bon terme quand il s’agit de citoyens français ? à est un enjeu essentiel pour l’avenir du pays. Elle se joue  sur plusieurs terrains : l’école, la défense nationale, l’entreprise… et la religion. C’était déjà vrai il y a un siècle.

Afin de décrypter la façon dont les religions font obstacle, ou contribuent, à l’intégration, le Cefrelco a invité pour son quatrième colloque des chercheurs et des acteurs de la société. Leur savoir et leur expérience nous aideront, sur ce sujet difficile, à distinguer les réalités des faux-semblants.

Soirée d’ouverture

Le 5 avril 2016 de 17 h à 21 h, au Centre Sèvres, 35 bis rue de Sèvres, Paris 75006, en  collaboration avecles Mardis d’éthique publique (entrée libre dans la limite des places disponibles).

  • 17 h à 19 h : Projection du documentaire « Français, qui sommes-nous ? » de Mathieu Schwartz (diffusé sur France 3 en octobre 2015), en présence du réalisateur.
  • 19 h 15 à 21 h : Conférence du philosophe Pierre Manent et débat autour de son livre Situation de la France. Discutants : Ghaleb Bencheikh, président de la Conférence mondiale des Religions pour la Paix ;Paul Valadier, jésuite et philosophe.

Colloque

Le 6 avril 2016, de 9 h à 18 h, au Musée social, 5 rue Las Cases, 75007 Paris

9 h à 9 h 30 : Introduction,  par Jean-Paul Willaime (GSRL-CNRS) :  Religions et société, entre tension et contribution.

9 h 30 à 11 h : Intégration : les mots et la chose. Président de session : Charles Mercier, historien, Université de Bordeaux.

  • Intégration,assimilation, inclusion (Thierry Tuot, conseiller d’Etat, auteur du rapport de 2013 sur la refondation des politiques d’intégration « La grande nation, pour une société inclusive ».)
  • L’efficacité de la politique française d’intégration : ce que montre la recherche récente (Serge Guimond, professeur à l’Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand, directeur entre 2011 et 2015 du Laboratoire de Psychologie Sociale et Cognitive, Lapsco-CNRS).
  • L’intégration paradoxale des femmes catholiques à la République (Magali Della Sudda, chargée de recherche en science politique, CNRS).

11 h 15 à 12 h 45 : Les jeunes entre religion et société. Présidente de session : Yaël Hirsch, docteure en science politique.

  • L’école publique en première ligne : Damien Boussard, professeur d’histoire-géographie et Didier Georges, proviseur du Lycée Le Corbusier d’Aubervilliers, sur le projet qu’ils développent avec les lycéens, « L’anthropologie pour tous : à l’école de l’enquête ».
  • Le scoutisme, mouvement de jeunesse confessionnel et interconfessionnel : Abdelhak Sahli, président des Scouts musulmans de France et vice-président du Scoutisme français.
  • L’armée,creuset républicain plurireligieux : Général Emmanuel de Richoufftz.

Déjeuner libre

14 h 15 à 15 h 45 : Diversité des situations. Président de session Jean-Luc Pouthier, Sciences Po, président du Cefrelco.

  • Le modèle suisse d’intégration, présentation de François Garçon (historien, Université Paris IV),auteur deLa Suisse, pays le plus heureux du monde (Tallandier, 2015).
  • Trois modèles français (table ronde) : Hexagone (Marik Fetouh, adjoint au maire de Bordeaux chargé de l’égalité et de la citoyenneté) ;  Alsace-Moselle (Jean-Marie Woehrling,président de tribunal administratif honoraire) ; Outre-mer : une manière réunionnaise de vivre le rapport religion/société, (Valérie Aubourg,ethnologue,GSRL-CNRS).

16 h à 17 h 30 : Accès au travail : la religion, un facteur de discrimination ? Présidente de session : Sophie Gherardi, directrice du Cefrelco.

  • Marie-Anne Valfort (économiste, auteur d’une étude pour l’Institut Montaigne sur le biais religieux dans l’accès à l’emploi).
  • Table ronde :  Aline Crépin (Directrice de la RSE du Groupe Randstad France) ; Carole Da Silva, fondatrice de l’AFIP (Association pour favoriser l’insertion professionnelle) ; Mansour Zoberi, (directeur de la promotion de la diversité et de la solidarité du Groupe Casino et président de l’AFMD à Association française des managers de la diversité).

17 h 35 :  Conclusion, par François Rachline, essayiste et romancier, président du Comité scientifique du Cefrelco, auteur de La loi intérieure (Hermann, 2010) et de Au commencement était le futur (Hermann, 2015).

Longtemps journaliste au Monde spécialisée dans l’économie, l’international et la vie des idées, Sophie Gherardi a cofondé en2011 le Centre d’étude du fait religieux contemporain (Cefrelco), puis a animé le site d’information Fait-religieux.com entre 2012 et 2015. Elle est une experte reconnue du fait religieux en entreprise.

Docteur en histoire, spécialiste des trois monothéismes et des questions théologico-politiques, Jean-Luc Pouthier a mené de front une carrière d’enseignant à Sciences Po et à l’Institut catholique, et de journaliste (il a animé les pages Rebonds de Libération et dirigé le magazine Le Monde de la Bible). De retour de deux années passées à l’ambassade de France près le Saint-Siège comme conseiller culturel, il a cofondé en 2011 le Centre d’étude du fait religieux contemporain(Cefrelco). Il est en particulier l’auteur de Dieu est un homme politique (Bayard, 2007).

Après des études de lettres, histoire et journalisme, Mathieu Schwartz a passé 25 ans à M6, notamment au magazine Capital. Il a longtemps partagé son temps entre les missions de rédaction en chef et les projets de réalisateur. Ayant rejoint Jean-Pierre Cottet (Io production/Martange production), il se consacre exclusivement à partir de 2014 à la réalisation. Après « Français, qui sommes-nous ? » et «  La Marseillaise, l’éternel chant de bataille » pour France 3, il réalise un documentaire sur la construction de la Tour Eiffel pour D8, et a des projets pour France 5, France 3 et Arte.

Docteur en sciences politiques, maître en théologie, François Boëdec, jésuite, a été rédacteur en chef du magazine Croire aujourd’hui. Directeur du département Éthique publique et perspectives internationales du Centre Sèvres jusqu’en septembre 2014, il était aussi chapelain de l’église Saint-Ignace et supérieur de la communauté jésuite de la rue de Sèvres. Depuis septembre 2015,il préside le Centre Sèvres-Facultés jésuites de Paris. François Boëdec a publié,  avec Henri Madelin, L’Evangile social : Guide pour une lecture des encycliques sociales (Bayard, 1999).

Philosophe, disciple de Raymond Aron, Pierre Manenta été directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). Membre fondateur de la revue Commentaire,il a publié de nombreux ouvrages parmi lesquels La Cité de l’homme (Fayard, 1994),Cours familier de philosophie politique (Gallimard, 2004), Les Métamorphoses de la cité (Flammarion,2010) et en 2015 Situation de la France (Desclée de Brouwer)

Directeur des Archives de Philosophie, ancien rédacteur en chef de la revue Etudes, Paul Valadier , jésuite, est l’auteur d’une thèse sur Nietzsche et le christianisme. Longtemps enseignant  à l’Institut d’Etudes politique de Paris et à l’Université catholique de Lyon,  il donne aujourd’hui des cours de philosophie politique au Centre Sèvres-Facultés jésuites de Paris. Parmi ses nombreux ouvrages, citons Détresse du politique, fin du religieux (Seuil, 2007), et L’intelligence de croire (Salvator, 2014),avec Marc Leboucher, où il évoque la place de l’Église dans la modernité,  les liens de la foi à la pensée, la politique, la question morale et le statut de la conscience.

Docteur en sciences, Ghaleb Bencheikh est aussi  philosophe et théologien. Il anime l’émission« Islam » le dimanche matin sur France 2. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, parmi lesquels : L’Islam et le Judaïsme en dialogueLettre ouverte aux islamistes (avec Antoine Sfeir), La laïcité au regard du Coran et en 2015Le Coran (Eyrolles Pratique), une lecture guidée du livre sacré des musulmans. Engagé en faveur d’une réforme de l’islam, il préside la Conférence mondiale des religions pour la paix.

Docteur en sciences des religions et en sociologie, Jean-Paul Willaime est  membre du laboratoire de recherches Groupe Sociétés, Religions, Laïcités (GSRL-CNRS), laboratoire de l’Ecole pratique des Hautes études qu’il a dirigé de 2002 à 2007. Il a présidé la Société Internationale de Sociologie des Religions et dirigé l’Institut européen en sciences des religions créé en 2002 pour promouvoir l’enseignement des faits religieux à l’école publique laïque. Ses travaux portent sur la sociologie des protestantismes contemporains, les relations Religions-Etat et les relations écoles-religions en France et en Europe.

Maître de conférences en histoire contemporaine à l’université de Bordeaux, Charles Mercierest membre du Laboratoire Cultures-Education-Sociétés (LACES), centre interdisciplinaire  créé en 2007. Il a rejoint en 2015 le comité scientifique du Cefrelco. Ses recherches portent principalement sur  l’histoire très contemporaine. Elles articulent la démarche propre à l’historien et celles des autres sciences sociales autour des thèmes suivants : universités et universitaires depuis 1968, intellectuels et mouvements de jeunesse chrétiens, identité chez les jeunes et les éducateurs.

Conseiller d’Etat, Thierry Tuot a de nombreux domaines de compétence qui vont du droit de l’énergie à la régulation des jeux en ligne en passant par l’environnement et l’aéronautique. Cet ancien directeur du Fonds d’action sociale pour les travailleurs immigrés est aussi l’auteur, sous le pseudonyme de Jean Faber, du livre Les Indésirables (Grasset, 2000) où il constatait le désintérêt des pouvoirs publics pour l’intégration. En 2013, son rapport « La grande nation, pour une société inclusive » dans lequel il formulait des propositions pour relancer la politique d’intégration a fait grand bruit  mais n’a pas été suivi d’effet.

Canadien d’origine mais Auvergnat d’adoption depuis 20 ans, Serge Guimond dirige le Laboratoire de Psychologie Sociale et Cognitive (Lapsco) à l’Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand. Ses recherches portent sur les processus cognitifs et les influences sociales et culturelles qui interviennent dans les jugements portés sur soi (identité personnelle et sociale) et sur autrui (stéréotypes et préjugés). Parmi ses nombreux ouvrages en français et en anglais, on peut citer Psychologie Sociale : Perspective Multiculturelle, Editions Mardaga, 2010.

Magali Della Sudda est chargée de recherche en science politique au Centre Émile Durkheim (CNRS/Sciences Po Bordeaux). Elle a fait sa thèse sur la politisation et l’accès des femmes à la citoyenneté en France et en Italie avant le droit de suffrage. Elle a travaillé sur le rapport des catholiques à la République, le genre et la citoyenneté. Après avoir dirigé le projet ANR GENEREL sur l’accès des femmes aux Conseils municipaux en France, elle s’intéresse actuellement aux mobilisations religieuses dans l’espace public.

Yaël Hirsch est docteure en science politique et enseigne à Sciences Po Paris. Elle est rattachée au laboratoire de recherche du CNRS Groupe Sociétés, Religions, Laïcités (GSRL). Ses travaux portent sur la conversion religieuse, les relations entre juifs et chrétiens, la question juive et les rapports entre littérature et politique. Sa thèse a été publiée en novembre 2014 par les éditions Perrin sous le titre Rester juif ?

Professeur d’histoire-géographie au lycée Le Corbuser d’Aubervilliers, Damien Boussard fait partie de l’équipe d’enseignants qui animent le projet culturel Thélème à en hommage à l’école idéale imaginée par Rabelais dans Gargantua. Chaque année 25 élèves volontaires, de la seconde à la terminale, débattent et enquêtent sur des questions comme l’amour, le travail, la nuit, les mythes…

Proviseur du lycée Le Corbusier d’Aubervilliers depuis 2013, Didier Georges a renforcé la dynamique qui a permis à cet établissement situé dans l’une des communes les plus pauvres de France de passer en dix ans de 66% de réussite au bac à 90%. Il soutient notamment le projet Anthropologie pour tous conduit avec l’universitaire Jean Loïc Le Quellec et affirme : « Nos élèves sont républicains » !

Élu président, en 2013, de l’association Scouts musulmans de France, mouvement de jeunesse et d’éducation populaire fondé il y a un quart de siècle par cheikh Khaled Bentounès, Abdelhak Sahli est aussi vice-président du Scoutisme français. Cette fédération née il y a 75 ans regroupe six associations : les Scouts et Guides de France (catholiques), les Éclaireuses et Éclaireurs unionistes de France (protestants), les Scouts musulmans de France, les Éclaireuses et Éclaireurs israélites, les Éclaireuses et Éclaireurs de France (laïques) et, depuis 2015, les Éclaireuses et Éclaireurs de la Nature, d’inspiration bouddhiste.

Après une carrière de militaire d’active (Kolwezi, Sarajevo, opération Licorne en Côte d’Ivoire) et d’état-major (aide de camp du Premier ministre Pierre Mauroy, Guerre du Golfe),  Emmanuel de Richoufftz devient « le général des banlieues » en mettant en ?uvre un parcours encadré pour des jeunes sans qualification (permis de conduire, sport, stages en entreprise). Retraité de l’armée en 2006, il poursuit au sein du groupe GDF Suez son action en faveur de l’insertion professionnelle et civique. Il est aujourd’hui consultant.

Docteur en histoire, François Garçon est maître de conférences à l’Université Paris I où il a fondé en 2006 le Master 2 professionnel Cinéma-Télévision-Nouveaux médias. Outre ses spécialités que sont l’histoire et  l’économie du film et de l’audiovisuel, il travaille aussi sur un pays à la fois familier et méconnu,  la Suisse, auquel il a consacré deux ouvrages : Le modèle suisse (Perrin, 2011) et La Suisse, pays le plus heureux du monde (Tallandier, 2015).

Adjoint au maire de Bordeaux chargé de l’égalité et de la citoyenneté, conseiller de Bordeaux Métropole, Marik Fetouh est aussi secrétaire général du Centre d’action et de prévention contre la radicalisation des individus (CAPRI). Après un double cursus, juridique (diplôme universitaire « Droit, société, religion », Master 2 de droit public) et de professionnel de santé, il a exercé comme kinésithérapeute libéral pendant une quinzaine d’années.

Valérie Aubourgest ethnologue au Groupe Sociétés Religions Laïcité (GSRL, CNRS-EPHE) et enseignante à l’Université catholique de Lyon. De 2005 à 2011, elle a séjourné à l’île de La Réunion où elle a mené une recherche sur les mouvements pentecôtistes charismatiques insulaires. En 2014, elle a publié Christianismes charismatiques à La Réunion (Paris, Karthala). Ses travaux actuels portent sur l’influence évangélique au sein du catholicisme métropolitain et sur les migrants catholiques en France.

Spécialiste de droit administratif et de droit des religions, ancien élève de l’ENA, Jean-Marie Woehrling a, au cours de sa carrière, enseigné aux Universités de Strasbourg, de Spire et de Fribourg (Allemagne), présidé le tribunal administratif de Strasbourg et dirigé la Commission centrale pour la navigation du Rhin. Expert-consultant auprès du Conseil de l’Europe, il préside l’Institut du Droit Local alsacien-mosellan qui édite depuis 1993 la Revue du droit local.

Diplômée d’HEC et docteure de l’Ecole Polytechnique, Marie-Anne Valfort est économiste à l’Ecole d’économie de Paris et à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.  Spécialiste des discriminations sur le marché du travail, elle a réalisé en octobre 2015 pour l’Institut Montaigne une étude remarquée sur la discrimination à l’embauche des candidats musulmans. Avec deux coauteurs, Claire L. Adida et David D. Laitin, e lle vient de publier une synthèse de ses travaux :  Why Muslim integration fails in Christian-heritage societies(Harvard University Press, 2016).

Directrice de la RSE (Responsabilité sociétale des entreprises) au sein du Groupe Randstad France et déléguée générale de l’Institut Randstad pour l’égalité des chances et le développement durable,  Aline Crépin est active partout où l’on s’occupe de promouvoir l’égalité professionnelle et la diversité. Elle est avec l’universitaire Lionel Honoré la cheville ouvrière de l’étude annuelle Institut Randstad/OFRE sur le fait religieux en entreprise.

Diplômée en Ingénierie du Développement Urbain et en Humanitaire et Développement, Carole Da Silva a débuté sa carrière au cabinet de Xavier Emmanuelli, Secrétaire d’État à l’action humanitaire. Elle fonde en 2002 l’Association pour Favoriser l’Intégration Professionnelle (AFIP) afin de lutter contre les discriminations liées à l’origine sur le marché de l’emploi. Cette franco-béninoise ne craint pas de parler de minorités visibles, et aide les candidats… comme les entreprises à surmonter les préjugés.

Sociologue et homme de terrain, Mansour Zoberi est devenu en 1998 Directeur de la promotion de la diversité et de la solidarité du Groupe Casino. Il a conduit avec les partenaires sociaux et les administrations plusieurs études et accords pionniers. Membre du collège « Lutte contre les discriminations » du Défenseur des Droits, il préside depuis le 1er septembre 2015  l’AFMD (Association française des managers de la diversité).

Essayiste et romancier, François Rachline est notamment l’auteur de La loi intérieure (Hermann, 2010) et de Au commencement était le futur (Hermann, 2015). Docteur en économie, il a enseigné à Sciences Po Paris  et été vice-président du Conseil de direction entre 2000 et 2010. Conseiller spécial pendant cinq ans de Jean-Paul Delevoye au Conseil économique, social et environnemental,  il est aujourd’hui président du Paris Mozart Orchestra , membre du conseil d’administration de l’Ecole alsacienne et chroniqueur du site Slate. Depuis 2012, il préside le Comité scientifique du Cefrelco. 

Parallèlement à sa profession de commercial, Farid Aït-Ouarab est le chargé de communication des Scouts musulmans de France, fondés il y a un quart de siècle par cheikh Khaled Bentounès. Leur mission : « Contribuer à l’éducation des filles et des garçons et à la construction d’un monde plus fraternel, plus tolérant et plus humain ». Ouverts aux jeunes sans distinction de nationalité, de culture, d’origine sociale ou de croyance, les SMF sont membres depuis 1994 de la Fédération du scoutisme français.